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Jonas et Roch, un duo percutant

Originaire de Astaffort en France, Francis Cabrel a produit son premier grand succès en 1979 sur l’album Les Chemins de traverse. Il aura fallu trente-cinq ans à peu près pour que Roch Voisine reprenne la chanson «Je l’aime à mourir» et se l’approprie pour la traduire en anglais. Le résultat bien que similaire musicalement à l’original change selon mon analyse la perspective du sujet. Interprétée par Jonas, le fameux rockeur canadien anglais, cela donne à réfléchir sur les bases du duo Roch/Jonas. Serions-nous si loin que ça de Brodeback Mountain? On peut supporter bien des choses dans la vie mais la virilité de la traduction de Roch (qui déplace le sujet féminin originel de la chanson de Cabrel vers un sujet masculin, du elle vers le je) laisse vraiment à sous-entendre des relations ambigües entre les deux comparses (le traducteur et l’interprète).

Cela étant dit, je trouve la version de jonas bien moins bonne que l’original qui a bercé mes nombreux voyages Laurentides-Montréal sur les ondes de cité rock-détente et de CIME la radio des Laurentides. Je veut bien croire à l’apport commercial pour CKOI et Énergie de la diffusion de la traduction de cette suberbe chanson d’amour mais le côté bilingue de l’oeuvre me titille beaucoup et déforme en moi l’image paternelle que j’ai de cette chanson française. Oui car non seulement le lyrisme de Jonas me donne la jaunisse – version radio – mais en plus je crois que Roch Voisine, en traduisant les paroles, en a fait une oeuvre beaucoup plus macho que l’original de Cabrel.

Pour votre bonheur, voici en reprise de Belle et bum une presentation de Jonas avec la présence de Cabrel.. et de Brathwaite.

À propos de l'auteur

vincent

Travailleur indépendant en technologies

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